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Des scientifiques font une découverte bouleversante en enquêtant sur l’incendie de Notre-Dame

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By: Lindsey Charleston | Published: Nov 18, 2021

Notre-Dame de Paris est l’un des bâtiments les plus emblématiques du monde occidental. La cathédrale, considérée comme l’un des plus beaux exemples d’architecture gothique française, abrite de nombreuses sculptures et autres œuvres d’art qui comptent parmi les plus célèbres de Paris.

Le 15 avril 2019, les Parisiens ont vu avec horreur les flammes envahir le toit de la cathédrale. Les gardiens ont rapidement évacué le bâtiment, et des centaines de pompiers ont été envoyés pour éteindre le feu. Alors que les experts se démenaient pour déterminer la cause de l’incendie, ils ont également fait des découvertes intéressantes. Lisez la suite pour découvrir quelques vérités sur Notre-Dame de Paris.

Le quartier de la cathédrale

La cathédrale Notre-Dame de Paris est située sur l’île de la Cité, une île de la Seine au milieu de Paris. L’île était le site de la forteresse du gouverneur romain au 4e siècle et était un important centre religieux au 12e siècle.

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Actuellement, les habitants et les touristes affluent sur cette île pour se promener le long des rives de la Seine, profiter du paysage et admirer les sites et monuments qui s’y trouvent.

Dame De Coeur

La cathédrale Notre-Dame est un point de repère important qui porte un héritage assez emblématique. Du 18 au 25 octobre 2018, les visiteurs se sont rassemblés dans la cour de la cathédrale pour assister à la Dame de Cœur, un spectacle son et lumière mettant en scène plus de 80 projecteurs placés dans et autour de la cathédrale.

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Le scénariste et réalisateur Bruno Seillier a été le génie créateur de ce magnifique spectacle. Le spectacle de 25 minutes raconte l’histoire d’une infirmière française et d’un soldat américain blessé pendant la Première Guerre mondiale, ce soldat ayant peur de mourir avant d’avoir vu la célèbre cathédrale. Pour l’apaiser, l’infirmière lui parle du patrimoine de 850 ans de cette cathédrale.

Vue de loin

C’est magique de voir Notre-Dame de Paris de près, mais avez-vous essayé de la voir de loin ? La structure imposante de la cathédrale et ses vitraux en font un spectacle vraiment époustouflant.

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Vous pouvez encore mieux apprécier la beauté de ce bâtiment si vous considérez son environnement. La vue de l’imposante structure entourée d’arbres et de la pittoresque rivière Seine évoque des sentiments de paix et de tranquillité.

L'intérieur

Si vous pensez que Notre-Dame de Paris est magnifique de l’extérieur, attendez de voir ce qu’il y a à l’intérieur ! Le plafond de la cathédrale, voûté en pierre, est conçu pour attirer le regard des visiteurs vers le ciel. Quant au reste de l’intérieur de la cathédrale, il a été construit à l’aide de matériaux inestimables, avec des conceptions brillantes qui sont presque impossibles à recréer.

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La cathédrale, dédiée à la Vierge Marie, peut accueillir des milliers de visiteurs à la fois. Environ 12 millions de personnes visitent Notre-Dame chaque année, ce qui en fait l’un des sites les plus visités de Paris. Qui aurait pensé que ce chef-d’œuvre serait victime d’un incendie ?

Un moment dévastateur

L’incendie qui a largement détruit la cathédrale Notre-Dame, l’un des monuments les plus emblématiques du pays, est une véritable tragédie. Des centaines de pompiers de Paris et des environs ont été mobilisés pour aider à éteindre l’incendie qui a duré 15 heures.

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L’incendie a laissé derrière lui des ruines de bois brûlé et de plomb fondu. La cathédrale, considérée comme l’un des plus grands trésors nationaux de France, n’était plus que l’ombre d’elle-même. Hormis la structure elle-même, le feu a également endommagé des peintures, des sculptures, des vitraux et d’autres objets précieux à l’intérieur de la cathédrale.

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Les Mays de Notre-Dame

Les Mays de Notre-Dame sont l’une des attractions les plus fascinantes de Paris. Les Mays sont plusieurs peintures qui ont été offertes à Notre-Dame aux 17e et 18e siècles. Ces tableaux sont exposés dans toute la cathédrale.

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Charles Poerson

L’un de ces tableaux est La prédication de Saint Pierre à Jérusalem de Chalres Poerson. Heureusement, son emplacement l’a empêché d’être lourdement endommagé par l’incendie, bien que des travaux de restauration soient encore nécessaires.

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À la suite de l'incendie

Après l’incendie, l’attention de tous s’est portée sur la reconstruction de la cathédrale et la restauration des œuvres d’art qu’elle abritait. En effet, la cathédrale constitue un symbole important de la capitale française depuis des siècles.

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Bien entendu, une question s’impose : quelle est la cause de l’incendie ? Certains pensent qu’il a été causé par une explosion, tandis que d’autres soupçonnent qu’il a été provoqué par un mégot de cigarette jeté. Peu de temps après l’incendie, des enquêteurs se sont mis au travail pour découvrir la vérité.

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La restauration de Notre-Dame

Peu de temps après l’incendie, une équipe de scientifiques du Laboratoire de recherche des Monuments Historiques (LRMH) a commencé à évaluer les dégâts. Vêtus de casques et d’autres équipements de protection, l’équipe a entrepris d’examiner l’étendue des dégâts afin de pouvoir planifier la restauration de la cathédrale en conséquence.

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L’équipe du LRMH savait que la reconstruction de la cathédrale serait une tâche monumentale. Après avoir inspecté les ruines, l’équipe s’est réunie pour décider de la manière dont elle allait procéder à la reconstruction. L’une des suggestions était de combiner les anciens éléments de la cathédrale qui avaient survécu avec les éléments nouvellement construits, une manière symbolique de se projeter dans le passé tout en regardant vers l’avenir.

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Un spectacle effroyable

L’incendie du 15 avril 2019 a pris les Parisiens au dépourvu. Ils n’auraient jamais pu imaginer que l’un des monuments les plus célèbres de leur ville serait détruit en quelques heures.

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Pour ceux qui avaient pour mission de veiller sur la cathédrale, il s’agissait bel et bien d’une catastrophe à craindre. Certaines parties de la cathédrale qui remontaient au 12e siècle avaient désespérément besoin d’être réparées. Les gardiens de la cathédrale n’ont pu que constater avec horreur la catastrophe qu’ils craignaient de voir se dérouler sous leurs yeux.

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La flèche de Notre-Dame

La flèche emblématique de la cathédrale symbolise le rôle de l’église en tant que phare de la foi et de l’orientation. D’une hauteur de 96 mètres (315 pieds), la flèche surplombe les autres bâtiments du quartier.

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Tragiquement, la flèche s’est effondrée pendant l’incendie. Elle a également causé d’autres dommages à d’autres parties de la cathédrale en s’écroulant. Les poutres en chêne de la flèche, qui datent du XIIIe siècle, étaient en grande partie desséchées à ce moment-là, ce qui constituait un risque d’incendie.

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Une perte atroce

La vue de la cathédrale séculaire de Notre-Dame en flammes a brisé le cœur de millions de personnes dans le monde. Peu de temps après l’extinction de l’incendie, des organisations et des particuliers du monde entier ont commencé à proposer leur aide pour reconstruire la cathédrale et restaurer les précieux objets d’art et artefacts qui avaient été endommagés.

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Le président français Emmanuel Macron a lancé une campagne internationale de collecte de fonds la nuit de l’incendie. Bernard Arnault, un homme d’affaires français, a fait un don de 200 millions de dollars. Un an après l’incendie, l’Allemagne a offert les services de trois artisans qualifiés pour aider à restaurer certaines des grandes fenêtres à claire-voie de la cathédrale.

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Comment l'incendie s'est déclenché

Le feu s’est déclenché à 18 h 18 dans le grenier situé sous le toit de la cathédrale. Deux minutes plus tard, l’alarme incendie a retenti, ce qui a incité les gardiens à évacuer la cathédrale. Un garde a été envoyé pour enquêter sur l’incendie mais s’est retrouvé au mauvais endroit.

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Il a fallu encore plusieurs minutes pour constater cette erreur. Le temps que le garde parvienne à atteindre le grenier de la cathédrale, le feu s’était déjà propagé. La brigade des pompiers a été avertie de l’incendie à 18 h 51 et les premiers pompiers sont arrivés sur les lieux dix minutes plus tard.

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L'étouffement des flammes

Pour minimiser les dommages potentiels à la cathédrale, les pompiers ont étouffé les flammes depuis l’intérieur de la structure. L’arrosage de l’extérieur aurait été plus sûr pour le personnel, mais il comportait le risque de dévier les flammes et les gaz chauds vers l’intérieur.

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Les pompiers ont également estimé qu’il valait mieux ne pas recourir à une intervention aérienne, car l’eau lâchée depuis des hauteurs pouvait endommager la structure. Des canons déluge ont été utilisés, mais à une pression beaucoup plus faible que d’habitude.

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Statues sur le toit

Quelques jours avant le tragique incendie, seize statues du toit de Notre-Dame ont été démontées dans le cadre des travaux de rénovation de la cathédrale. Les statues représentant les douze apôtres et quatre évangélistes du Nouveau Testament étaient conservées dans un entrepôt du sud-ouest de la France pour être nettoyées.

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Malheureusement, certaines statues du toit de la cathédrale n’ont pas été épargnées. Un coq en cuivre qui surmontait la flèche, par exemple, a été retrouvé au milieu des décombres quelques jours après l’incendie. Ce coq contenait de nombreuses reliques, dont l’une des 70 épines de la couronne d’épines portée par Jésus-Christ.

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Les gargouilles

Même si vous n’avez jamais visité Notre-Dame, vous avez probablement entendu parler de ses célèbres gargouilles. Les gargouilles de la cathédrale ne sont pas seulement des statues décoratives – elles protègent également la cathédrale des dommages causés par l’eau de pluie en redirigeant les précipitations loin du toit.

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Malheureusement, de nombreuses gargouilles de Notre-Dame ont été lourdement endommagées par l’incendie. En avril 2021, une organisation à but non lucratif appelée “Les Amis de Notre-Dame de Paris” a lancé un projet de collecte de fonds permettant aux gens de parrainer la restauration d’œuvres d’art, d’artefacts et de gargouilles spécifiques qui ont été détruits dans l’incendie.

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La sacristie

La sacristie est l’endroit où sont entreposés de nombreux trésors de Notre-Dame de Paris. C’est également là que les prêtres se préparent aux célébrations et aux offices. La sacristie, située à côté de la cathédrale, a été construite à l’emplacement d’une chapelle bâtie en 528 par le roi mérovingien Childebert.

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Les reliques et autres objets qui étaient entreposés dans la sacristie n’ont pratiquement pas été endommagés par l’incendie. Il s’agit notamment de matériaux précieux utilisés dans la liturgie : or, argent, textiles et ornements rares, ainsi que la table d’autel.

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Regarder le désastre se produire en direct

L’un des premiers témoins de l’incendie est l’utilisateur de Twitter @khentekas, qui a tweeté une vidéo montrant de la fumée noire s’échappant de Notre-Dame. Lorsque la nouvelle de l’incendie a commencé à se répandre, les médias se sont empressés d’envoyer des journalistes sur les lieux.

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FRANCOIS GUILLOT/AFP via Getty Images)

Les Parisiens, quant à eux, se sont rassemblés sur les places voisines et aux coins des rues. Certains prenaient des photos et des vidéos de l’incendie, tandis que d’autres appelaient leurs proches. Alors que les médias du monde entier diffusaient des images en direct de l’incendie, les gens ont commencé à partager des photos de leurs visites passées à Notre-Dame.

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Les pompiers en action

Plus de 400 pompiers venus de tout Paris et de ses environs ont participé à la bataille pour sauver Notre-Dame. En outre, une centaine de fonctionnaires et de policiers ont formé une chaîne humaine pour mettre en sécurité les objets précieux.

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Selon Maxime Cumunel, de l’Observatoire du patrimoine religieux, environ cinq à dix pour cent des œuvres d’art et des trésors de la cathédrale ont été détruits. Cependant, beaucoup plus auraient pu être détruits sans les efforts héroïques des secouristes et de tous ceux qui se sont portés volontaires pour aider.

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Hommage aux pompiers

Heureusement, l’incendie n’a fait aucune victime. Les gardiens de la cathédrale ont rapidement évacué les personnes qui se trouvaient à l’intérieur de Notre-Dame dès que les alarmes ont retenti, et les pompiers ont rapidement évacué la zone à leur arrivée. Cependant, trois secouristes ont subi des blessures non mortelles lors de l’extinction de l’incendie.

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Quelques jours après l’incendie, Michel Aupetit, l’archevêque de Paris, a rendu hommage aux pompiers lors de la messe dominicale à l’église Saint-Eustache. Il leur a également remis un livre d’écritures qui a été sauvé de l’incendie. Le président Macron, quant à lui, a invité les pompiers à un rassemblement spécial au palais présidentiel de l’Élysée pour leur adresser des “mots de remerciement.”

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Après l'incendie

Lorsque le soleil s’est levé le lendemain matin, l’étendue des dégâts causés par l’incendie est apparue clairement. Les deux tiers du toit de la cathédrale ont été détruits, tandis que la flèche du XIXe siècle a disparu. Des tas de débris étaient éparpillés autour de la cathédrale, et une odeur de fumée flottait dans l’air.

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Après l’incendie, le président Macron a annoncé que la cathédrale emblématique serait reconstruite à temps pour les Jeux olympiques d’été de 2024. Certains architectes ont toutefois déclaré que la reconstruction de l’église pourrait prendre de 20 à 40 ans, compte tenu de la quantité de travaux à effectuer.

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Les dirigeants du monde entier s'expriment

Les dirigeants du monde entier ont présenté leurs condoléances au président Macron et au peuple français dans les jours et les semaines qui ont suivi l’incendie. Le prince Charles a qualifié la cathédrale de “trésor pour toute l’humanité”, tandis que la reine Élisabeth II a exprimé son admiration pour les pompiers qui ont risqué leur vie pour sauver l’un des monuments les plus importants de France.

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Le président sud-coréen Moon Jae In a envoyé un télégramme au président Macron pour lui exprimer ses profonds regrets quant aux dégâts causés par l’incendie. Sur son compte Twitter, il a décrit la cathédrale comme “un trésor très important de l’humanité” et a déclaré que cette tragédie était “une perte pour les gens du monde entier.”

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Empêcher de nouvelles destructions

Alors que le monde entier pleurait la destruction de Notre-Dame, l’équipe du LRMH dirigée par Aline Magnien s’est rendue à Notre-Dame pour inspecter les ruines de la cathédrale. En voyant l’état de la cathédrale, ils ont su que leur première tâche serait d’empêcher toute nouvelle destruction.

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Dès le début, l’équipe du LRMH savait qu’elle serait confrontée à de nombreux obstacles. Par exemple, l’équipe a eu du mal à atteindre les pierres endommagées de Notre-Dame. Pour ce faire, elle devait grimper sur le sommet de la voûte. Or, cela risquait de provoquer l’effondrement de toute la structure.

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Inspection des ruines

Pour déterminer l’instabilité des ruines de la cathédrale, l’équipe du LRMH a examiné la couleur des pierres. Selon les experts, la couleur des pierres change en fonction de la température à laquelle elles ont été exposées.

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Lorsqu’elles sont exposées à des températures comprises entre 570°F et 750°F, le fer à l’intérieur se décompose et laisse derrière lui une couche de rouge. Au fur et à mesure que la température augmente, la couleur devient de plus en plus foncée. À 1 500°F, les pierres se transforment en poudre. C’est ainsi que les chercheurs ont pu déterminer la solidité de chaque pierre.

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Plus de problèmes

La quantité d’eau qui a réussi à pénétrer dans la cathédrale constitue un autre problème pour les chercheurs. Les pompiers ont fait de leur mieux pour ne pas diriger leurs jets d’eau vers les vitraux, mais ils n’ont pas pu faire de même pour le plafond voûté et les murs en calcaire, qui ont été fortement touchés par le feu.

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À mesure que le plafond et les murs de calcaire absorbaient l’eau, leur poids augmentait considérablement. L’eau contenue dans les pierres se dilatait et se contractait également en fonction de la température, ce qui augmentait le risque d’effondrement des ruines. Même un an après l’incendie, l’eau n’avait toujours pas complètement séché.

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Les vitraux

La cathédrale Notre-Dame possède plusieurs vitraux, mais ses plus célèbres sont les trois rosaces qui datent du 13e siècle. La rosace ouest a été réalisée en 1225, tandis que la rosace nord a été créée en 1250. La rosace sud a été réalisée dix ans plus tard.

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En examinant de plus près les vitraux de la cathédrale, les chercheurs ont découvert que les joints de plomb de certains des vitraux du XIXe siècle avaient fondu. Cependant, les trois rosaces ont survécu à l’incendie. Un autre vitrail, quant à lui, était fragilisé et a dû être démonté pour être mis en sécurité.

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La rosace nord

La rosace nord de Notre-Dame est l’un des éléments les plus frappants de la façade de la cathédrale. La rosace, conçue par Jean de Chelles, raconte l’histoire de la Vierge Marie et de la naissance du Christ.

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La mère et l’enfant sont entourés de colombes et d’anges. Ceux-ci sont ensuite entourés de 12 prophètes, qui sont à leur tour entourés de 12 fleurs (fleurs de lys), symbole de la France et de la Vierge Marie. La couche extérieure montre ensuite 12 autres prophètes.

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L'enquête

Le 16 avril 2019, le procureur de Paris a écarté la possibilité que l’incendie soit un acte délibéré. La cathédrale était en rénovation à l’époque, et les enquêteurs pensent que cela a pu augmenter le risque d’incendie en raison des courts-circuits, des étincelles et de la chaleur des soudures.

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Les entreprises travaillant à la restauration de la cathédrale ont ensuite été interrogées par les autorités au cours de l’enquête. Une entreprise dont les employés étaient les seuls à travailler le jour de l’incendie a déclaré qu’aucune soudure n’était pratiquée avant l’incendie.

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La cause de l'incendie

Après la découverte de mégots de cigarettes sur l’échafaudage, les enquêteurs ont commencé à envisager la possibilité que l’incendie ait été causé par une cigarette. Une autre entreprise travaillant sur la restauration a admis que certains de ses employés avaient fumé des cigarettes en travaillant, mais elle a nié qu’un mégot de cigarette jeté de manière inappropriée était à l’origine de l’incendie.

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En avril 2020, les enquêteurs étaient convaincus que l’incendie pouvait avoir été causé par une cigarette ou un court-circuit dans le système électrique. Le 15 avril 2021, jour du deuxième anniversaire de l’incendie, une enquête a suggéré que six cloches électroniques installées dans la flèche avaient pu être court-circuitées, provoquant ainsi l’incendie.

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Des affirmations contradictoires

Après l’incendie, les Parisiens ont commencé à s’inquiéter du fait que le plomb du toit de la cathédrale avait contaminé les environs de la cathédrale. Aurélia Azéma, chef de section au LRMH, a assuré aux habitants que la température de l’incendie n’avait pas atteint la température nécessaire pour réduire le matériau en gaz. Certains experts qui avaient inspecté les ruines ont également affirmé que la majeure partie du plomb fondu était restée dans la cathédrale.

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Cependant, les photos et les vidéos prises pendant l’incendie montrent clairement qu’une brume jaune se forme au-dessus de la cathédrale. D’autres experts ont également réfuté les affirmations d’Azéma, affirmant que le feu avait dépassé la température requise pour que le plomb se combine avec l’oxygène.

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Craintes d'empoisonnement au plomb

Entre les affirmations contradictoires et les preuves de la brume jaunissante, le public s’est de plus en plus inquiété de savoir si le saturnisme était une réelle préoccupation dans les environs de la cathédrale.

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Le quartier de Montmartre est situé à environ six kilomètres de Notre-Dame. Bien qu’il n’y ait aucune preuve de contamination au plomb dans ce quartier, les habitants soupçonnent que l’incendie de Notre-Dame est à l’origine des taux de saturnisme plus élevés dans le secteur.

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Constatations des experts

Les autorités n’ont pas testé les zones autour de Notre-Dame pendant des semaines. Lorsqu’elles l’ont finalement fait, elles ont découvert que de nombreux bâtiments – dont des écoles, des commissariats de police et des aires de loisirs – présentaient des niveaux de plomb importants. Dans certains cas, les experts ont trouvé des traces de plomb jusqu’à 70 fois supérieures à la limite recommandée.

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Ces résultats ont alarmé de nombreux experts. L’exposition à de grandes quantités de plomb peut être toxique. Elle a également été associée à de nombreux problèmes physiques, neurologiques et comportementaux, et serait à l’origine de l’infertilité, de crises d’épilepsie et, dans certains cas, de la mort.

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Allégations de dissimulation

Lorsque les conclusions des experts ont été portées à la connaissance du public, des rumeurs de dissimulation par les autorités ont commencé à circuler. Le New York Times a également publié un rapport affirmant que les autorités étaient au courant des niveaux dangereux de plomb libérés par Notre-Dame quelques jours après la catastrophe, mais qu’elles n’ont pas agi en conséquence.

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Quelques mois après l’incendie, des représentants de Robin des Bois, une organisation environnementale française, ont annoncé que des experts avaient trouvé des traces de plomb 20 fois supérieures à la limite recommandée dans un immeuble résidentiel situé à un kilomètre de Notre-Dame. À ce moment-là, il était devenu évident que le problème était bien plus important que ce que l’on pensait.

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D'autres révélations surprenantes

Naturellement, des traces de plomb seraient également présentes dans la cathédrale elle-même, y compris à l’intérieur des tuyaux d’un orgue. Le LRMH a également testé des surfaces en chêne et autres matériaux et a trouvé des traces de plomb jusqu’à 70 fois la limite recommandée.

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Suite à cette découverte, les personnes travaillant dans la cathédrale ont été obligées de porter des vêtements de protection en permanence. Elles ont également dû se soumettre à des procédures de décontamination méticuleuses. Les chercheurs ne sont plus autorisés à rester à l’intérieur de la cathédrale que pendant deux heures et demie au maximum, et ils doivent jeter tout vêtement jetable après avoir quitté les lieux.

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Des tests supplémentaires sont requis

Cependant, certains experts soupçonnent que du plomb toxique pourrait s’échapper de Notre-Dame depuis des centaines d’années. On pense que la pluie a pu entraîner le plomb toxique du toit vers la Seine, contaminant ainsi de grandes parties de Paris et des régions environnantes.

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En outre, les scientifiques étudient également la possibilité que d’autres facteurs affectent les niveaux de plomb dans tout Paris, notamment les peintures toxiques et l’essence. Dans une interview, la scientifique Sophie Ayrault a déclaré qu’elle prévoyait de comparer les échantillons de plomb prélevés à la cathédrale et dans d’autres parties de la ville afin de déterminer quelle proportion de ce plomb pourrait être attribuée à l’incendie de 2019.

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Regarder vers l'avenir

Entre-temps, l’équipe du LRMH a essayé de trouver des moyens d’éliminer toute trace de plomb de Notre-Dame. Parmi les solutions proposées, on peut citer le déploiement de lasers pour nettoyer les murs de pierre de la cathédrale ou l’utilisation d’un matériau semblable à de la pâte pour extraire le plomb. Véronique Vergès-Belmin, du LRMH, estime toutefois que le processus nécessitera probablement d’essayer une série de techniques différentes.

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L’équipe du LRMH reste optimiste quant à la possibilité de redonner à Notre-Dame sa gloire d’antan. Le président Macron, quant à lui, pense que la cathédrale sera reconstruite “plus belle qu’avant”. Cependant, s’il peut être prouvé que le plomb de la cathédrale a contaminé les parcs et les écoles de Paris pendant des centaines d’années, alors son héritage pourrait être entaché à jamais.

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Jardin des Tuileries

Le jardin des Tuileries, situé non loin de Notre-Dame, est une halte populaire pour les touristes qui se rendent à la cathédrale ou en reviennent. Le parc a été créé en 1564 comme jardin du palais des Tuileries avant de devenir un parc public après la Révolution française. Le parc, considéré par beaucoup comme l’un des plus beaux de Paris, attire quotidiennement des milliers de visiteurs.

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Tout comme Notre-Dame de Paris, le jardin des Tuileries comporte plusieurs sculptures. Parmi les sculptures remarquables du parc, citons Thésée et le Minotaure de Jules Ramey (1821), Nymphe de Louis Auguste Lévêque (1866) et Le Baiser d’Auguste Rodin (1882). Ce magnifique jardin pourrait-il lui aussi être victime d’un taux de plomb élevé ?

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Le Komsomolets

Notre-Dame de Paris n’est pas la seule entité d’où peuvent s’échapper des produits chimiques dangereux. Le sous-marin nucléaire soviétique Komsomolets a coulé au fond de la mer de Barents en avril 1989. Selon les experts, le sous-marin a le potentiel de déverser une pollution mortelle dans la mer de Barents.

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Norwegian Institute of Marine Research (IMR) via Twitter/Pedro Simoes

Le Komsomolets, un sous-marin ultramoderne du projet 685 Plavnik, remplissait ses fonctions sous l’eau depuis plus d’un mois lorsque la catastrophe a frappé. Un énorme incendie s’était déclaré à l’intérieur du sous-marin, provoquant des problèmes électriques. Les 27 membres de l’équipage qui ont utilisé une capsule de sauvetage ont survécu, mais les 42 autres personnes à bord ont été tuées.

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Préoccupations relatives à la contamination pendant la guerre froide

La catastrophe du Komsomolets s’est produite pendant la guerre froide, une période de tension géopolitique entre l’Union soviétique et les États-Unis et leurs alliés respectifs. Le Komsomolets a été un élément clé de la course aux armements nucléaires qui s’est développée entre les rivaux les plus acharnés.

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L’année où le sous-marin a été lancé, les sous-marins nucléaires étaient une arme de choix pour les Soviétiques et les Américains dans la guerre froide. Cependant, ce sont les Américains qui ont été les premiers à développer avec succès des sous-marins propulsés par des réacteurs nucléaires. Un chercheur du laboratoire de recherche navale américain, Ross Gunn, a travaillé sur ce concept dès 1939.

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Risques futurs

Le Komsomolets transportait deux armes nucléaires contenant du plutonium lorsqu’il a coulé. En plus de cela, il y avait aussi le réacteur nucléaire qui alimentait le sous-marin. Après la catastrophe, l’Union soviétique a subi d’intenses pressions pour récupérer les matières dangereuses de l’épave. Les Soviétiques ont toutefois maintenu que le risque que des matières radioactives endommagent l’océan était minime.

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En 1994, on a découvert que du plutonium s’était échappé par des fissures sur la coque du sous-marin. Il faudra attendre environ deux ans pour que cette question soit résolue. Une autre expédition sur l’épave en 2019 a révélé qu’il y avait toujours peu de danger de contamination. Comme pour le problème du plomb de Notre-Dame, d’autres tests seront nécessaires pour surveiller le véritable niveau de risque.

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Notre-Dame et le Komosomolet

Les niveaux élevés de plomb de l’incendie de Notre-Dame et la contamination au plutonium du Komosomolet indiquent que des produits chimiques dangereux du passé peuvent être libérés accidentellement autour de la civilisation. Qu’est-ce que cela signifie pour l’avenir ?

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Julien FROMENTIN/Getty Images

Nous devons être plus soucieux de l’environnement dans ce que nous construisons et créons. Il est temps de trouver des solutions de décontamination pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir. Espérons qu’avec du temps et des tests, l’équipe du LRMH pourra débarrasser la cathédrale du plomb et redonner à Notre-Dame toute sa gloire.

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